Pour la justice sociale

La reconnaissance de l’action communautaire autonome comme moteur de progrès social

Les groupes d’action communautaire autonome sont issus directement des besoins et de la volonté de la population. C’est pour et avec elle qu’ils travaillent à une transformation sociale en profondeur, que ce soit par l’amélioration des conditions de vie, la défense des droits humains, l’éducation populaire ou l’expression de la citoyenneté.

Le gouvernement mentionne souvent l’importance de l’action communautaire autonome, mais on sent bien qu’il s’intéresse surtout aux services qui s’y donnent,. Il cherche surtout à faire des économies en sous-traitant à des organismes communautaires. L’ACA, c’est beaucoup plus que des services et son objectif n’est surtout pas de remplacer les services publics.

L’action des groupes communautaires est innovante et a mené, à la mise en place de plusieurs politiques sociales, dont l’aide juridique, les services de garde, la Loi sur l’équité salariale, réclamée en alliance avec le mouvement syndical, les services multidisciplinaires de prévention en CLSC, le logement coopératif, le Régime d’assurance parentale, la Loi sur la protection du consommateur, le programme de perception automatique des pensions alimentaires, etc.

Les groupes d’action communautaire autonome veulent poursuivre sur cette voie. Ils réclament non seulement les ressources requises pour accomplir leur mission, mais aussi la fin des compressions dans les services publics et les programmes sociaux. Et ils ne sont pas les seuls.

La fin des compressions dans les services publics et les programmes sociaux

Les services publics et les programmes sociaux sont en péril. Et c’est la population qui paie le prix de la réduction des budgets, du manque d’accès aux services et aux programmes sociaux et de la privatisation des services publics.

Les impacts du désengagement de l’état, de son abandon des services publics et des programmes sociaux sont régulièrement démontrés, que ce soit par des institutions (Protectrice du citoyen, Commissaire à la santé et au bien-être, Vérificateur général du Québec, etc.) ou par les mouvements sociaux et le milieu de la recherche (L’R des centres de femmes, Ligue des droits et libertés, MÉPACQ, Coalition Main Rouge, IRIS, etc.)